FAQ

Quelle est, en général, la durée d’un placement ?

Cela dépend de plusieurs facteurs. Les typologies de placement et d’accueil sont nombreuses. Ainsi la durée d’une prise en charge peut varier sensiblement :

  • Placement immédiat ou d’urgence (jusqu’à trois mois) ;
  • Placement à courte échéance (jusqu’à un an) ;
  • Placement à moyenne/longue échéance (un an et plus) ;
  • Prise en charge de longue durée (peut se prolonger au-delà de la 18ème année)

L’hébergement d’un mineur en placement est-il réservé aux seules couples mariés ?

Que non ! Les couples non mariées et les célibataires peuvent également prendre en charge un enfant placé hors de son domicile. Le règlement, en outre, ne prévoit aucune limite d’âge ni n’exige de conditions économiques spéciales.

Qui a le droit de proposer un placement ?

Dans certains cas ce sont les parents eux-mêmes, qui s’adressent aux services sociaux dans le cadre d’une situation de difficulté. Dans d’autres cas, ce sont les opérateurs sociaux qui interviennent suite à un signalement. Parfois un placement a lieu suite à la décision d’un juge.

Qu’est-ce qu’un projet personnel ?

Il s’agit d’un plan d’action pluridisciplinaire ciblé valorisant le mineur et ses liens affectifs. Il est rédigé par des opérateurs sociaux en collaboration avec d’autres sujets éventuellement concernés (associations familiales, réseau de familles bénévoles, famille d’accueil, tuteurs etc.). Un projet personnel développe une analyse détaillée de la situation de difficulté que l’enfant et sa famille d’origine traversent, ainsi que :

  • Une prévision sur la durée du placement,
  • Des dispositions sur les modalités d’interaction entre la famille d’accueil et la famille d’origine du mineur,
  • Un descriptif des engagements auxquels la famille d’accueil et la famille d’origine seront tenues de s’astreindre,
  • Un calendrier des activités de supervision et de soutien aux familles,
  • Un descriptif des conditions minimales qui permettront, le temps venu, d’autoriser le retour de l’enfant auprès de ses parents.

À quoi s’engage la famille d’accueil ?

Au moment de la prise en charge, les responsables s’engagent à héberger le mineur auprès de leur foyer domestique ainsi qu’à s’occuper de sa nourriture, de son éducation et de son parcours scolaire, dans le respect de l’individualité de l’enfant, des souhaits de ses parents naturels et des indications imparties par les travailleurs sociaux. À part ça, les responsables ont la peine autorité d’agir in loco parentis vis-à-vis de l’école et de la santé publique.

La famille d’accueil s’engage en outre à veiller sur la continuité des rapports entre l’enfant et sa famille d’origine, ainsi qu’à favoriser le retour du mineur auprès de ses parents naturels (à chaque fois selon les dispositions du projet personnel).

La continuité des échanges avec la famille d’origine est un principe primordial. Il est indispensable que les parents du mineur ne se sentent jamais marginalisés, mais plutôt que, au contraire, ils soient impliqués de manière active dans la vie affective et dans le processus de croissance de leur fils. Ils doivent ressentir les membres de la famille d’accueil comme des « alliés », non comme des ennemies.

Qui sont les mineurs intéressés par une procédure de protection ?

Il s’agit pour la plupart d’enfants et de jeunes en âge scolaire, plus rarement d’adolescents. Certains sont italiens, d’autres sont issus de familles étrangères. Tous, en revanche, proviennent de familles qui se sont avérées momentanément incapables de veiller sur leurs besoins matériaux, éducatifs et affectifs.

Certains enfants ont déjà été hébergés auprès d’établissements spécialisés, ou bien ressortent d’une précédente expérience de placement familial. Si l’enfant a des frères ou des sœurs, il est possible que ces derniers, à leur tour, soient placés auprès d’une famille, mais il peut aussi bien arriver qu’ils demeurent auprès de leur foyer d’origine, qu’il soient pris en charge par une communauté d’accueil, ou qu’ils soient placés auprès d’autres familles.

Si les frères ou les sœurs du mineur sont demeurés auprès de leur famille d’origine, il faut surtout veiller à garantir la possibilité d’échanges réguliers entre l’enfant et toutes les figures familiales susceptibles de compter pour lui, selon les indications du projet personnel.

Qu’est-il arrivé aux familles d’origine des enfants en placement ?

Il s’agit de familles en détresse dont les Services Sociaux, dans la plupart des cas, s’occupent déjà depuis quelques temps. A un moment donné, leurs difficultés (quelle que soit leur nature) les empêchent d’assurer à leurs enfants les soins nécessaires, et de veiller de manière convenable à leur développement psycho-physique. En même temps, ces familles sont censées réussir à se douer de compétences parentales adéquates. Si la famille d’origine est consciente des difficultés qu’elle traverse, elle peut s’adresser elle-même aux Services Sociaux et négocier les termes d’un placement consensuel. Jamais, en tout cas, le placement familial ne doit représenter une mesure punitive : l’hébergement d’un enfant représente toujours, par définition, un dispositif d’aide et de solidarité qui est mis en place dans l‘intérêt du mineur et de sa famille.